l'ensemble

Créé en 2018 par de jeunes chanteuses en fin d’études à la Haute École de Musique de Lausanne, l’Ensemble Diaphane a pour vocation de réunir des passionnées de musique vocale en ensemble, autour d’un répertoire essentiellement moderne et contemporain, et cela en expérimentant un mode de travail participatif et sans cheffe.  

Constitué de 5 à 7 chanteuses selon le répertoire, l’ensemble réunit des musiciennes de talent, solides d’une formation de soliste et d’une riche expérience de chambriste mais également pour certaines de cheffe de chœur. Leurs qualités individuelles créent ainsi un grand panel de possibilités d’interprétation, ce qui permet à l’Ensemble Diaphane  d’accéder à un répertoire des plus exigeants et variés. 

Orienté initialement vers l’interprétation de la musique sacrée et profane a cappella, l’ensemble crée plusieurs programmes à thème : “Hodie Beata XXI”, “Jeunesses entrelacées” et “I want to live”. Par ailleurs, Diaphane collabore régulièrement avec des instrumentistes dans le cadre de ses programmes “Winter Kaléidoscope” (harpe) et “Hodie Beata XXI” (version avec orgue). L’ensemble est également invité par les Rencontres arrangées pour le projet itinérant “Birdsongs”, écrit dans un univers jazz pour les chanteuses de Diaphane et trio instrumental.

L’identité de l’ensemble prend un tournant en 2021 avec la création du projet “Feminis-k”, pensé en hommage aux 50 ans du droit de vote des femmes en Suisse, qui amène Diaphane à aborder un répertoire de musique traditionnelle et à questionner la forme de ses concerts. Après l’avoir donné plus d’une dizaine de fois en Suisse romande, ce projet aboutit à une version théâtrale, jouée lors de 4 représentations au Théâtre 2.21 en septembre 2023. Dans les années à venir, deux autres volets doivent voir le jour et ainsi former un triptyque. 

Depuis sa création, l’ensemble a été invité dans de nombreuses séries de concerts et festivals, tels que la Schubertiade d’Espace 2, le Festival International de Musique Sacrée de Fribourg, les Concerts de Saint-Germain,  le gala d’ouverture du Montreux Choral Festival, ou encore le Festival du Toûno. Il est par ailleurs lauréat du Premier Prix du concours international Léopold Bellan en 2020 (catégorie ensembles vocaux) et du prix spécial Les Art’Scènes du concours Osez! organisé par Ponticello en 2023.  La même année, l’Ensemble Diaphane est un des jeunes ensembles sélectionnés en résidence à la Cité de la Voix de Vézelay.

les chanteuses

Marine MargoT, soprano

Marine Margot découvre l’art lyrique au conservatoire de Grenoble dans la classe de Nadia Jauneau-Cury. Elle fait ses débuts sur scène en tenant plusieurs premiers rôles, notamment celui de Laetitia dans The old Maid and the Thief de Gian Carlo Menotti. En parallèle du conservatoire, elle suit des études de musicologie et obtient sa licence à l’université de Grenoble. Elle poursuit sa formation, intègre la Haute École de Musique de Genève dans le département de musique ancienne et finit son cursus de master en abordant le répertoire opératique, le lied et la mélodie. Elle se produit régulièrement en tant que soliste d’oratorio avec différents ensembles de la région genevoise. Dernièrement, vous avez pu l’entendre dans la Passion selon Saint-Matthieu de Bach, Ein deutsches Requiem de Brahms, la Petite Messe solennelle de Rossini et le Dixit dominus de Haendel. Elle rejoint l’Ensemble Vocal de Lausanne et collabore régulièrement avec l’Ensemble Orlando Fribourg et l’Ensemble les Argonautes.

Marion Pagin, soprano

Soprano et cheffe de chœur, elle commence ses études musicales à l’âge de 7 ans par l’apprentissage de la flûte traversière puis du piano au conservatoire d’Orléans. Elle chante aussi beaucoup en chœur, et décide à l’âge de 18 ans d’approfondir le travail de la voix lyrique en prenant des cours de chant. En parallèle, elle termine sa licence de musicologie à l’Université de Tours, cursus durant lequel elle prend ses premiers cours de direction de chœur. Après un passage au conservatoire de Lyon dans les classes de chant de Pierre Ribémont et Marcin Habela, elle entre à la Haute École de Musique de Lausanne, dans la classe de Jörg Dürmüller puis de Leontina Vaduva, et obtient son master d’interprétation orientation concert en juin 2019. Forte de cette formation, elle mène à bien des projets solistes ou de choriste (au sein de l’Ensemble Vocal de Lausanne ou comme renfort de choeur) ; elle dirige également les chœurs mixtes paroissiaux de St Jean (Fribourg) et d’Aumont-Nuvilly ainsi que l’ensemble vocal Tutt’insieme à Bulle.

Annaëlle Désert, soprano


Annaëlle Désert commence la musique très jeune à la Maîtrise de l’Opéra de Lyon. En 2013, elle intègre la Haute École de Musique de Lausanne, où elle étudie auprès de Christian Immler puis de Hiroko Kawamichi et obtient un Master en interprétation. Souhaitant approfondir sa formation en musique ancienne, tant dans sa connaissance des styles que dans sa technique vocale, elle poursuit ses études à la Schola Cantorum Basiliensis, dans la classe de Rosa Dominguez, où elle entre en septembre 2018.
Passionnée par le répertoire choral, elle chante régulièrement avec l’Ensemble Vocal de Lausanne, sous la direction de Pierre-Fabien Roubaty et Daniel Reuss, ainsi qu’avec l’Ensemble Orlando Fribourg, dirigé par Laurent Gendre. Parallèlement à son activité de chanteuse, elle dirige plusieurs chœurs mixtes et d’enfants dans la région fribourgeoise.
Convaincue de l’importance du corps et du souffle dans la pratique musicale, elle enseigne également le yoga Vinyasa et le Pilates au Duplex, à Granges-Paccot.

Sarah Matousek, soprano

Née à Genève, la soprano Sarah Matousek explore un large répertoire, avec une affinité particulière pour les périodes baroque et classique. À l’opéra, elle interprète notamment Teofane dans Ottone de Haendel avec l’Opéra de l’Impératrice, Le Chat dans Les Dinosaures et l’Arche de Leininger avec Cappella Mediterranea à Genève, Morgana dans Alcina de Haendel au Kammeroper Schloss Rheinsberg, ainsi que Belinda dans Dido & Aeneas de Purcell et Amore dans L’incoronazione di Poppea de Monteverdi à Londres. Elle participe également à une production jeune public de Platée de Rameau avec Geneva Camerata et à une création autour de Castor et Pollux au festival Heidelberger Frühling. Attachée à la transmission de l’art lyrique, elle prend part à divers projets de médiation pour l’Opéra de Lausanne et le Grand Théâtre de Genève. En concert, elle se produit comme soliste dans la Messe en Si, l’Oratorio de Noël et les Passions de Bach, le Messie et Judas Maccabaeus de Haendel, ainsi que dans des œuvres de Mondonville, Vivaldi, Schubert, Haydn et Palmieri. Elle collabore régulièrement avec  des ensembles suisses et européens, enrichissant un parcours artistique en constante évolution. Titulaire d’un double Master de concertiste et de pédagogie vocale, Sarah s’est formée à l’HEMU de Lausanne auprès de Frédéric Gindraux et à la HEM de Genève auprès de Clémence Tilquin.

Claudine Charnay, mezzo-soprano

Claudine Charnay a découvert  l’univers du monde lyrique enfant, dès son entrée à la maitrise de l’opéra de Lyon. Lors d’une répétition de la Bohème de Puccini avec le chœur de l’opéra, elle est sidérée et décide de devenir chanteuse. C’est ainsi qu’elle intègre un conservatoire puis une formation théâtrale. En effet le monde musical lui a ouvert les portes des arts de la scène et particulièrement, le théâtre. Pour Claudine, la musique et le théâtre  sont indissociables. Que ce soit dans l’opéra, ou en formation concert ; l’interprétation, le parti pris, la réflexion sur le texte sont pour elle primordiales. Elle oriente son travail sur le grand répertoire d’opéra, ainsi que sur le Lied et la mélodie française, pièces de choix pour un travail sur le texte. Son objectif est clair : être sur scène et défendre le texte d’un auteur par le biais de la musique. Claudine est diplômée d’un master en interprétation à la HEM de Genève dans la classe de Jeanne Roth et d’un deuxième master en pédagogie dans la classe de Susanne Schimmack. Par ailleurs, elle se produit régulièrement comme soliste, notamment au sein d’ensembles tels que Polhymnia, les Jeun’voix et la Fontana Cantabile.  Dernièrement elle était Fraulein Kost, dans Cabaret au théâtre du Galpon à Genève et Abra dans l’oratorio Juditha Triumphans de Vivaldi et la deuxième dame dans La flûte enchantée de Mozart.

Zoéline Simone, mezzo-soprano

Détentrice d’un bachelor en Lettres et d’un master de chant à l’HEMU Lausanne, Zoéline Simone se produit régulièrement comme soliste ou dans des ensembles professionnels tels que l’Ensemble Vocal de Lausanne, entre autres sous la direction de Michel Corboz ou Daniel Reuss. Elle participe à de nombreuses créations qui lui permettent d’exprimer sa vision originale et engagée de la musique. Elle aime explorer et mettre en lien des univers éloignés les uns des autres, comme dans Swansong (2018) création pour ensemble de chambre rock, sur des textes de condamnés à mort, puis Sottovoce (2020), création de la compagnie de danse contemporaine Linga ou Feminis-k (2021), projet qu’elle élabore avec l’Ensemble Diaphane et qui rend hommage aux 50 ans du droit de vote des femmes en Suisse.

Léonie Cachelin, mezzo-soprano

Née en Suisse, Léonie Cachelin commence à chanter à l’âge de 11 ans à la Maîtrise du Conservatoire Populaire de Genève, où elle développe au fil des années un goût prononcé pour la musique et le chant. Diplômée d’un Bachelor of Arts en chant lyrique et d’un Master of Arts en pédagogie vocale de la Haute Ecole de Musique de Lausanne dans la classe de Jeannette Fischer, elle étudie également la direction de chœur en deuxième master à Genève et à Stuttgart auprès de Celso Antunes et Denis Rouger. Passionnée par la voix sous tous ses aspects, Léonie mène sa jeune carrière de musicienne tant comme soliste et choriste dans divers ensembles professionnels que comme cheffe de choeur et professeure de chant. Comme mezzo solo en oratorio, elle se distingue dans des œuvres phares telles que le Gloria de A. Vivaldi, le Stabat mater de J. Haydn, le Roi David de A. Honegger, le Vin Herbé de F. Martin, le Requiem de Mozart ou encore le Stabat Mater de Pergolesi. Passionnée par le monde choral, elle chante régulièrement dans la région lémanique, notamment avec l’Ensemble Vocal de Lausanne, mais également en Suisse allemande avec le C.F Meyer Vokalensemble et en Allemagne avec le figure humaine kammerchor. En septembre 2024, elle reprend la direction du choeur de l’Université de Genève.

Ludmila Schwartzwalder, Mezzo-Soprano​

La mezzo-soprano française Ludmila Schwartzwalder est diplômée de l’HEMU en 2021 (classe de Brigitte Balleys). Elle chante en soliste avec l’Orchestre du XVIIIème siècle, le Dutch National Opera & Ballet, l’Orchestre de la Suisse Italienne, le New European Ensemble, l’Arpa festante. Sur scène, elle incarne ces dernières années plusieurs rôles à l’Opéra de Lausanne, l’Opéra des Champs, Ouverture Opéra et Opéra du Rhône. Elle est également membre de l’Ensemble Diaphane, constitué de 8 chanteuses en auto-gestion. Avec la pianiste Pilar Benavides Campini, elles forment le duo Skogar et remportent le prix spécial Fauré-Séverac en 2021 au Concours international de mélodies françaises de Toulouse. En 2024, Ludmila Schwartzwalder obtient le prix de l’HEMU pour une carte blanche lors du concours Kattenburg, résultant en janvier dernier en Mashru’ana, un projet mêlant musique baroque européenne et chants classiques arabes, avec Jawa Manla (oud) et Ezgi Elkırmış (percussions). Passionnée également de langues étrangères, Ludmila  est diplômée d’un bachelor dans ce domaine, et adore apprendre de nouvelles langues ou en perfectionner d’autres.